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ALTERÉGAUX
Aux yeux des autres
ISBN 9791091081603
- Type d'ouvrage Roman illustré 48 pages couleur
- Texte Maëva MARQUIGNY
- Illustrations Lucie ALBON
- Âge à partir de 8 ans
- Date de parution FEVRIER 2023
Présentation par l'autrice + interview
Manon et Théo sont des cousins du même âge. Elle habite dans une maison minuscule qu’elle compare à celle d’une poupée, lui dans une grande bâtisse aux airs de château fort. Elle joue au bord d’une mer imaginaire, il a une piscine. Un jour de fin d’été où les deux enfants sont réunis pour la première fois chez Manon, Théo découvre non sans quelques surprises l’univers de sa cousine, et ils passent la journée à jouer à des jeux à la frontière entre réel et imaginaire. Le soir venu, ils sont sur le point de s’endormir sous une tente, quand Théo fait une déclaration qui chamboule Manon : « C’est pas si mal d’être pauvre, finalement... »
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Est-ce bien à elle que son cousin fait allusion ? Cette vision lui semble extrême. Elle ne parvient pas à faire de liens entre le mot « pauvre » et ce qu’elle vit au quotidien. S’ensuit une série d’interrogations autour de la condition sociale de Manon. Après avoir débattu un long moment sans parvenir à vraiment se mettre d’accord, les enfants ont recours au dictionnaire. Mais la réponse qu’ils y trouvent ne les satisfait pas ! Ils décident alors d’écrire leur propre définition...
> Un récit pour s’interroger sur les concepts de bonheur, richesse et pauvreté.
> Un texte qui montre que notre vision du monde est subjective et qui invite à se défaire des préjugés.
> Une histoire qui porte les valeurs fortes du vivre ensemble, notamment l’écoute, l’ouverture à l’autre et le partage.
Quelques pages
À FEUILLETER CI-DESSOUS
| ISBN | 9791091081603 |
|---|---|
| Hauteur | 18,5 cm |
| Largeur | 14,5 cm |
| Poids | 126 g |
| Prix | 8,00 € |
| Reliure | Souple |
- Couv HD presse 2810 Ko
- Fiche argumentaire 1386 Ko
LivrJeun
Juin 2024
Bon livre
Comme l'indique le résumé de la quatrième de couverture, Manon, n'est pas d'accord avec son cousin Théo qui la catalogue de « pauvre ». Les enfants vont s'interroger mutuellement sur ce qu'est la pauvreté et qui est, par conséquent, pauvre. Posséder des choses que d'autres n'ont pas, ou être divorcé, cela a-t-il un lien avec le fait d'être pauvre ? Après une soirée de réflexion et une exploration peu convaincante du dictionnaire, Manon et Théo décident de construire leur propre définition... qu'ils collent en lieu et place de celle trouvée dans le fameux réservoir de sens.
La couverture plante le décor : c'est bien une histoire d'enfants, racontée par des enfants. La « naïveté » (trait simple, couleurs vives) des illustrations relaie la créativité, la joie simple, la curiosité et la sensibilité des protagonistes. Le texte est écrit en style parlé, avec des phrases courtes et un vocabulaire soigné. En même temps, l'autrice met en scène des enfants policés qui, au prétexte d'être bons élèves à l'école, s'adonnent à des raisonnements et à un humour relevant davantage du monde des adultes que de celui des enfants.
De la sorte, l'histoire un peu convenue s'en trouve affadie et rend complexe l'entrée dans une lecture autonome.
L'angle choisi pour aborder le concept de pauvreté n'en demeure pas moins abordable pour de jeunes lecteur.ices, et propice aux débats. C'est tout l'intérêt de l'ouvrage.
Marie-Aline KOWALSKI
Pour lire la chronique en ligne, c'est ici !
OPALIVRES
Février 2023
Des points de vue différents pour une même réalité.
C’est la fin de l’été, Théo, pour la première fois, est venu passer quelques jours chez sa cousine Manon. La nuit, sous la toile de tente, dans le jardin, ils jouent à se raconter des histoires qui font peur mais un soir Théo dit : « C’est pas si mal d’être pauvre, finalement ». Manon est stupéfaite. C’est vrai que les deux adolescents évoluent dans des contextes très différents : Théo vit dans le luxe, l’opulence et le superflu alors que Manon vit simplement avec sa maman dans une toute petite maison.
S’engage alors une réflexion sur leurs conditions de vie, sur la richesse et la pauvreté, sur le bonheur.
Ce court roman autobiographique pose, par l’intermédiaire de deux ados, des questions fondamentales sur le bonheur, la pauvreté, la richesse, les conditions sociales et les interactions entre ces concepts. Le lecteur est alors amené à s’interroger sur ces notions et penser, peut-être, à une autre manière de vivre.
Retrouvez l’article sur le site d'Opalivres !
LI&JE
05/07/2023
L’argent fait-il le bonheur ?
Théo et Manon, la narratrice, sont cousins, et passent une des dernières journées d’été à jouer ensemble chez elle, dans la petite maison qu’elle habite avec sa mère. Sous la tente, le soir, Théo dit « ce n’est pas si mal d’être pauvre, finalement ». Car Théo vit avec ses parents dans un château, avec piscine, tandis que Manon vit avec sa mère dans une petite maison, et elle hérite des vêtements usés de la sœur de Théo. S’ensuit entre les deux enfants une discussion sur le bonheur, la pauvreté. Ne parvenant pas à se mettre d’accord sur une définition, ils ont recours au dictionnaire, et finalement décident de réécrire la définition de « pauvre ».
Ce court roman parvient à exposer la confrontation de deux points de vue sur la même réalité. Avant que Théo n’en parle, Manon ne se sentait pas pauvre. Elle vit avec sa mère, transforme la nature environnante en un immense terrain de jeu grâce à son imagination, ne manque de rien. Theo, quant à lui, confronte le discours de sa famille sur Manon et sa mère avec les expériences qu’il vit cet après-midi là, les jeux et le plaisir de manger des crêpes. Sans aucun didactisme, mais avec un sens certain du dialogue – et du dialogisme – le roman conduit les deux enfants à se poser des questions fondamentales, à hauteur d’enfants. Le bonheur, la pauvreté, la richesse, la famille, autant de sujets qu’ils embrassent en confrontant, de façon très concrète, leurs vécus, ce qu’ils savent de l’autre, d’eux-mêmes, avec leurs sentiments et leurs émotions. La force du livre est d’avoir construit deux univers familiaux opposés, autour de deux sœurs, d’un côté un couple divorcé – bouddhiste/catholique – sans trop d’argent dont les deux parents sont aimants pour Manon, avec leurs différences, de l’autre une famille qui a réussi, bien absorbée par le travail. Pas de jugement de valeur entre ces deux modes de vie, acceptés tous les deux par les enfants qui n’en souffrent pas jusqu’à ce qu’ils mettent des étiquettes qui séparent. Pauvreté, richessse. Das ce roman, réfléchir, c’est penser ensemble, confronter son point de vue à celui de l’autre. Et les deux enfants, dans ce cadre, élaborent une définition de pauvre empreinte de philosophie : Quelqu’un qui n’a pas tout ce qu’il faut pour être heureux. Ouvrage sérieux, donc, mais dont l’écriture ne manque pas d’humour, tant dans les situations que dans l’utilisation des mots. Le lexique et la syntaxe sont bien ceux d’enfants, confrontés au monde des adultes, incarné ici par les concepts savants plus ou moins compris (le génie des tiques pour la génétique) et par le dictionnaire, source d’incompréhension plus que d’appropriation du monde.
Les illustrations de Lucie Albon apportent comme des respirations, en représentant de enfants pleins de vie, heureux d’être ensemble.
Sans misérabilisme, sans manichéisme, ce récit, pour partie autobiographique, a bien sa place dans la collection AlterEgaux, dans la mesure où il conduit chacun à réfléchir sur les différences entre les modes de vie. Il illustre bien la subjectivité de chaque vision du monde, le poids des préjugés, tout ce dont il convient d’apprendre à se débarrasser pour faire société au contact de l’autre. Quant au titre, de façon pertinente, il met bien l’accent sur la façon dont le regard des autres change nos perceptions, notre regard sur nous-mêmes, et ce à un âge où l’on est fragile et où les mots peuvent blesser profondément, si on ne prend pas la peine d’en négocier le sens.
On écoutera avec intérêt les mots de l’autrice sur les raisons qui l’ont poussée à écrire ce roman : https://www.youtube.com/watch?v=B5T-qDWf4kA
Michel DRIOL
Retrouvez l’article sur le site de Li&Je
NVL
Juin 2023 n°236
« C’est pas si mal d’être pauvre, finalement. » Cette phrase, prononcée par son cousin Théo, va empêcher Manon de dormir, alors qu’ils sont allongés tous les deux sous la tente dans le jardin de Manon.
Pas si évident si l’on compare le train de vie des deux cousins, maison minuscule contre château, plage inventée contre piscine…
Mais Manon est très heureuse dans sa maison, où elle partage une petite chambre avec sa maman, et rêve dans son jardin.
Théo, qui a peur de dormir seul dans sa grande chambre, ne fait que répéter des propos d’adulte, et les deux enfants vont se pencher sur la signification du mot pauvreté et, déçus par la définition du dictionnaire, vont en inventer une autre.
Ce roman, de la collection Alterégaux, avec des représentations simples et parlantes, est une jolie histoire sur le ressenti des enfants bien différent de celui des adultes.
Zoubida EL HARIF
LIRE ET SORTIR
25 mars 2023
Manon et Théo sont deux cousins très complices. Elle habite dans une maison de poupée, lui dans un château. Elle joue au bord d’une mer imaginaire, il a une piscine. Leur vie est très différente, mais ils sont heureux ensemble, l’un chez l’autre, chacun à sa façon.
Pourtant un petit mot vient tout chambouler. Il sort de la bouche de la tante de Manon, rebondit dans celle de Théo et heurte le coeur de sa cousine pour exploser en mille questions…
Si Manon était allée chez Théo comme d’habitude, l’histoire aurait été moins compliquée. Sauf que pour la première fois, il va se rendre chez Manon.
La jeune fille ne saura pas quoi répondre lorsque son cousin lui demandera d’aller chercher un gâteau. Des gâteaux, sa mère n’en achète jamais. Et s’ils faisaient des crêpes?
Les mots qu’il aura ensuite envers elle seront “comme un croche-patte au milieu du couloir de l’école”. Parce que même si Manon avait beaucoup d’argent, les choses difficiles ne le seraient pas moins.
Au fond, quelle est réellement la définition de la pauvreté? Et s’ils s’en inventaient une bien à eux? Et si finalement, Théo réalisait que ce n’était pas “si mal d’être pauvre”?
Un ouvrage qui prône l’ouverture d’esprit et le débat sur les différences, la pauvreté, les moqueries.
Charlotte LAMANT
Retrouvez l’article sur la page Instagram de « Lire et sortir »
ENCRES VAGABONDES
27 mars 2023
Théo et Manon sont cousins et jouent souvent ensemble. Manon habite dans un cabanon entouré de vignes. Théo, lui, vit dans une très belle maison avec piscine.
Un jour, il dit à Manon : « C’est pas si mal d’être pauvre, finalement. »
Manon est très étonnée par cette réflexion et ne voit pas très bien pourquoi son cousin, avec qui elle est complice, peut lui dire ça. D’autant plus que ses explications ne sont pas convaincantes :
– Bon, écoute, Manon, j'ai parlé sans réfléchir, OK ? Maman n'arrête pas de me demander d'être bien gentil avec toi, parce que ta mère n'a pas d'argent et que ton père est parti.
Le roman montre bien comment le regard des autres peut être déformé, humiliant et complètement décalé par rapport à une réalité tout autre.
Manon ne se ressent pas particulièrement pauvre. Elle a beaucoup d’imagination et a promis à Théo de lui montrer la mer pas loin de sa maison.
C’est un très beau roman qui ouvre sur les questionnements de la vie et les différentes façons d’être heureux.
Brigitte Aubonnet
Retrouvez la chronique sur le site d’Encres vagabondes
LU ET PARTAGÉ ! Revue n°6
Mars 2023
La pauvreté est au cœur de cet échange entre deux cousins qui ne sont pas issus des mêmes conditions sociales. Intéressant de comprendre ce que cela signifie et de le mettre dans le contexte du niveau de vie de chaque famille. Un court récit qui invite au débat et évite de tomber dans le piège des préjugés.
Luc Battieuw
OPALIVRES
Notre sélection
Avril 2023
Des points de vue différents pour une même réalité.
C’est la fin de l’été, Théo, pour la première fois, est venu passer quelques jours chez sa cousine Manon. La nuit, sous la toile de tente, dans le jardin, ils jouent à se raconter des histoires qui font peur mais un soir Théo dit : « C’est pas si mal d’être pauvre, finalement ». Manon est stupéfaite. C’est vrai que les deux adolescents évoluent dans des contextes très différents : Théo vit dans le luxe, l’opulence et le superflu alors que Manon vit simplement avec sa maman dans une toute petite maison. S’engage alors une réflexion sur leurs conditions de vie, sur la richesse et la pauvreté, sur le bonheur.
Ce court roman autobiographique pose, par l’intermédiaire de deux ados, des questions fondamentales sur le bonheur, la pauvreté, la richesse, les conditions sociales et les interactions entre ces concepts. Le lecteur est alors amené à s’interroger sur ces notions et penser, peut-être, à une autre manière de vivre.
Retrouvez la chronique sur le site Opalivres
ATD QUART MONDE
Janvier 2025
Théo est venu passer les vacances chez Manon, sa cousine. Ils ont le même âge et s’entendent très bien. C’est la première fois que Théo vient chez Manon. La maison est toute petite, il n’y a pas de piscine comme dans la grande maison de Théo, et la mer au bord de laquelle ils jouent est imaginaire mais comme ils s’amusent bien !
Quand Théo dit à Manon : ‘C’est pas si mal d’être pauvre, finalement !’ elle trouve ça bizarre, il le dit comme si ça la concernait, pour elle il n’y a pas de lien entre ce qu’elle vit et être pauvre… Elle questionne Théo. Ils s’interrogent tous deux sur le sens du mot pauvre, consultent même le dictionnaire, et comme la définition ne leur convient pas, ils écrivent leur propre définition…
Une histoire peut-être un peu convenue, mais facile et parlante, pour aborder le thème de la pauvreté, de la différence, de la condition sociale… Elle est propice à la réflexion. Et incite à la discussion et aux débats.
Catherine de Sairigné
Sous la couverture
Ce livre a encore des choses à vous raconter.
« Aux yeux des autres », présenté par son autrice Maëva Marquigny
Manon vit dans une maison minuscule, Théo dans une bâtisse aux airs de château fort. Maëva Marquigny raconte, en vidéo puis en entretien, le roman qu’elle a tiré de cette rencontre.
Didier JEAN & ZAD - éditeurs couteaux suisses
Avant la cabane d’édition, il y a eu une peintre et un musicien. Le parcours de Didier Jean et Zad, de l’atelier de Zad aux six albums d’Uman, jusqu’aux livres qu’ils écrivent et illustrent aujourd’hui.
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