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ALTERÉGAUX
Deux mains pour le dire - L'Affaire Aminata
- Type d'ouvrage Roman 170 pages
- Texte Didier JEAN & ZAD
- Couverture Didier JEAN & ZAD
- Âge à partir de 9 ans
- Date de parution Octobre 2022
- Distinction PRIX 2024 DES LECTEURS DE VILLEFRANCHE-DE-ROUERGUE CATÉGORIE CYCLE 3
Ce roman est la suite du grand classique Deux mains pour le dire, Prix Renaudot Benjamin. On retrouve avec délice les personnages hauts en couleurs qui ont fait le succès du premier tome. Une histoire pleine de suspense qui permet d'aborder le thème de l'esclavage moderne.
Résumé : après un an passé aux Pays-Bas, où il s’est pris d’affection pour Hilda, Jonathan est de retour dans son ancien quartier.
Notre héros retrouve son meilleur copain, Manuel, et est ravi de faire la connaissance de Lisa, jeune fille sourde, qui communique grâce à la langue des signes, et dont lui a beaucoup parlé Manuel dans ses lettres.
Alors que dans Deux mains pour le dire (tome 1), Manuel et Lisa étaient au premier plan, ici, c’est Jonathan qui tient le rôle principal.
Découvrez la première partie ici :
Deux mains pour le dire
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- Pistes pédagogiques à télécharger
D’abord par amusement, les trois amis, enfin réunis, enquêtent autour d’une mystérieuse jeune fille, à peine plus âgée qu’eux, et qui, pourtant, ne va pas au collège. Mais ce qui commence comme un jeu d’espionnage se révèle rapidement être une véritable affaire.
Jonathan et ses amis découvrent ainsi le secret d’Aminata. La jeune fille, d’origine ghanéenne, est maltraitée et honteusement exploitée par la famille qui l’héberge. Celle-ci s’était pourtant engagée auprès des parents d’Aminata à lui faire suivre des études, pour qu’elle puisse avoir un bel avenir.
Ce roman, palpitant et plein de rebondissements, permet d’aborder avec les adolescents le thème de l’esclavage moderne. En effet, quelques milliers de jeunes domestiques seraient encore, de nos jours, « employés » illégalement en France, sans rémunération, se voyant confisquer leurs papiers d’identité et subissant des violences physiques...
Mots-clés
Esclavage moderne • Langue des signes • Amitié • Espionnage • Enquête • Suspense
| Hauteur | 18,5 cm |
|---|---|
| Largeur | 14 cm |
| Poids | 175 g |
| Prix | 7,00 € |
| Reliure | Souple |
- Couverture HD pour la presse 2240 Ko
- Argumentaire 1127 Ko
LE LIVRE ET L’ECOUTE
12/07/2023
Nous sommes dans les années 1980 (ce qui a son importance, car certaines commodités du XXIème siècle n’existant pas encore, les personnages vont être amenés à aller davantage à la rencontre les uns des autres, physiquement parlant.)
Manuel et Jonathan sont les meilleurs amis du monde et sont également voisins. L’histoire débute après les retrouvailles des deux garçons, en effet, durant une année scolaire, Jonathan est allé vivre en Hollande avec ses parents.
Durant cette année d’éloignement, Jonathan est tombé amoureux et a appris à parler l’anglais, et Manuel est entré en sixième et s’est lié d’amitié avec une nouvelle voisine : Lisa qui est sourde et s’exprime en langue des signes. Manuel a donc, lui aussi, appris à parler une nouvelle langue.
Dans leurs allées et venues entre le domicile des trois protagonistes (qui vivent dans deux immeubles voisins), Jonathan, Manuel et Lisa vont découvrir l’existence d’une jeune fille à la peau noire, murée dans le silence, qui ne semble pas fréquenter l’école ou le collège, et qu’ils croisent le plus souvent accablée de lourds cabas, suivant une dame blanche au ton intransigeant. Il s’agit d’Aminata.
Dans ce roman, les auteurs abordent avec un ton bienveillant, toutes sortes de différences : le handicap auditif, les couleurs de peau, les différents âges de la vie, et la maladie d’Alzheimer. Didier Jean et Zad évoquent avec beaucoup de douceur et la candeur nécessaire pour la lecture d’un pré-adolescent, les difficultés, les discriminations et les injustices parfois générés par ces différences entre les êtres humains.
Les trois jeunes adolescents vont donc découvrir le racisme, l’esclavagisme, la maltraitance, le sexisme mais également l’entre-aide entre voisins, le soutien aux personnes âgées, les valeurs du sport, et surtout, la solidarité et la lutte pour les droits de tous les enfants quelque soit leur origine ou leurs particularités. En cela, ils vont pouvoir trouver de l’aide auprès d’un personnage adulte, un brin lunaire, qu’ils appellent « le poète », un voisin anthropologue polyglotte, qui va aider les enfants à faire le pont entre leur monde d’enfant aux valeurs inaltérables et nobles et le monde des adultes parfois si injuste. Une belle image de tolérance multifacettes incarnée par des adolescents qui semblent en marge de la société.
Avis : Vivement Recommandé
Emilie FOURMAUX (Orthophoniste) et les enfants de Saint Maur des Fossés
COULEURS PAPIER / TRIAGE FM 94.5
Janvier 2023
Dans leur lignée des romans sociétaux, les auteurs Didier Jean et Zad publient la seconde partie de leur premier titre, « Deux mains pour le dire », en abordant cette fois « l’affaire Aminata » ou l’esclavage moderne ! Trois jeunes amis s’interrogent sur la présence d’une jeune fille à peine plus âgée qu’eux. Jonathan et ses acolytes veulent découvrir le secret d’Aminata qui ne va pas au collège. Qu’est donc alors venue faire cette adolescente depuis son Ghana natal jusqu’en France, si ce n’est pour apprendre ? Dans ce roman au langage fluide, le suspens est au rendez-vous pour mettre en lumière l’esclavage moderne encore souvent pratiqué, quand il s’agit de jeunes domestiques amadouées pour quitter leur pays à des fins parfois dramatiques. On leur confisque alors leurs papiers, les humilie, les frappe et les prive de salaire ! À travers ce texte, les auteurs ont à cœur de sensibiliser le jeune public à ce racisme et surtout à cette maltraitance encore occultée par certains au profit d’autres…
LES COUPS DE CŒUR D'Erik POULET-RENEY
ENCRES VAGABONDES
21 novembre 2022
Après la première partie, Deux mains pour le dire, voici la deuxième partie où Jonathan arrive d’Amsterdam. Il y a vécu un an et revient dans son ancien quartier. Il retrouve avec joie son meilleur copain Manuel et découvre Lisa, l’amie de Manuel, qui est sourde et pratique la LSF, langue des signes française.
« Très vite, nous abandonnons l'ardoise, qui freine notre conversation. Lisa signe doucement, même si je la sens impatiente de s'exprimer, et Manu traduit comme il peut. Il m'apprend au passage que les sourds aiment rebaptiser les autres par un petit signe qui les caractérise. Lisa, c'est Celle qui sourit.
– Et toi, c'est quoi ton surnom ? je demande.
– Lisa m'appelle Mignon. Ça se signe comme ça, fait-il en se pinçant la joue près de la bouche et en tournicotant la main d'un petit air canaille. »
Jonathan est heureux et triste à la fois puisqu’il a quitté Hilda à qui il n’a pas osé exprimer son amour. Le trio sera témoin d’une situation plus qu’étrange et tout à fait scandaleuse. En effet, Aminata une jeune fille de leur âge, d’origine ghanéenne, garde les enfants d’un couple, porte les sacs très lourds des courses alors que sa patronne ne l’aide pas, fait le ménage et n’a guère le temps de se reposer. Les trois amis enquêtent et veulent aider Aminata mais ce n’est pas si simple.
Le roman est un bel exemple d’amitié et de solidarité puisque Jonathan aide aussi sa mère qui s’occupe de personnes âgées. L’exploitation et l’esclavage de jeunes Africaines sont aussi dénoncés. Il est important de sensibiliser les adolescents à ces problèmes qui malheureusement existent encore en France. Ce roman dynamique montre bien les étapes nécessaires pour aider les autres tout en les respectant. Il faut parfois savoir attendre un peu pour ne pas les mettre en danger. L’écriture est très agréable avec de nombreux rebondissements dans une enquête qui passionnera les lecteurs.
Brigitte Aubonnet
Lire l'article sur Encres vagabondes
Sous la couverture
Ce livre a encore des choses à vous raconter.
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