Les Artichauts

Texte de Momo GÉRAUD
Illustrations de Didier JEAN & ZAD

Chaque soir, au moment du repas, la petite Jeanne est inquiète. Elle attend sans faire de bruit. Et ce qu'elle redoute finit toujours par arriver : la dispute, la colère, les cris.

Jeanne a peur. Elle s'enfuit parfois, chez Mamie ou dans la plaine, sur son vélo bleu. Mais ce soir, il pleut et il fait nuit.... Alors elle ferme les yeux, elle appuie très fort ses mains sur ses oreilles et elle s'évade, loin, très loin d'ici, là où sa vie est belle, là où sa vie sera belle...

ATTENTION : CE TITRE EST EN RUPTURE DE STOCK

Code EAN : 9791091081047

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15,50€

« Les Artichauts » aborde un sujet difficile, rarement évoqué dans la littérature destinée aux plus jeunes : la violence conjugale et ses conséquences pour les enfants. C'est en effet à travers le regard d'une petite fille, sa parole et ses émotions, que nous est racontée cette histoire : un récit à hauteur d'enfant, d'une belle authenticité, où la justesse des mots se conjugue avec la force des images. Momo GÉRAUD livre ici un texte ciselé et sensible, éclairé par le trait pertinent et les couleurs expressives de Didier JEAN et ZAD.

Alternant gravité et légèreté, cet album nous offre un beau message d'espoir : il rappelle avec pudeur et sans mièvrerie, aux petits comme aux grands, qu'après l'ombre vient la lumière et que demain peut être meilleur qu'aujourd'hui...

À partir de 6 ans

Quelques pages de l'album 

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  • Age à partir de 7 ans
  • Hauteur 32 cm
  • Largeur 22 cm
  • Poids 500 g
  • Prix : 15,50 €
  • Type d'ouvrage Album illustré 40 pages couleur
  • Date de parution SEPTEMBRE 2012

VIVRE A CHALON 

21/08/15

L'été c'est fait pour lire et digérer "Les artichauts"

L’album pour enfant n’est pas un genre littéraire, il y a l’album illustré. Point ! Parfois, il est destiné plus spécialement à l’enfant, mais ce n’est pas le cas général. En fait, un album illustré est un objet qui doit faire plaisir au lecteur, qui doit alimenter sa vie intérieure, qui doit lui permettre de partager, de grandir et de voir le monde autrement… Et qu’importe son âge, son milieu, son genre ! A ce titre, Les artichauts de Momo Géraud – pour le scénario – et Didier Jean et Zad – pour les dessins – me semble l’album parfait pour illustrer mon propos…

Il s’agit, tout d’abord, d’une histoire. Celle d’une petite fille, de sa maman, de son papa et même des autres membres de la famille. Il ne s’agit pas d’un récit continu qui aurait la prétention de tout dire, tout expliquer. En fait, il s’agit de séquences de vie. On peut ainsi avoir les devoirs, la préparation du repas, le repas et …

Oui, dans cet album, il y a quelque chose de sous-jacent, d’évoqué, de dit – mais avec des mots pour les enfants – et même de montré mais avec des dessins de Didier Jean et Zad, donc des dessins malgré tout doux et tendres, ce qui n’est pas simple quand le sujet de l’album est tout simplement la violence au sein de la famille !

La violence ! Dans un album pour enfant ? Mais vous ne croyez pas qu’il y en a assez dans les programmes de télévision, dans les jeux vidéo, dans le monde dans lequel nous vivons ? J’entends vos remarques, mêmes celles intérieures et à voix basse, mais nous ne sommes pas dans le même domaine. Ici, la violence est évoquée pour permettre de positionner l’être humain au cœur de l’histoire. Cette violence fait souffrir et on sent que l’on pourrait s’en passer, qu’elle est inutile, que la vie pourrait être autre…

De nombreux enfants, des femmes et des hommes vivent de la souffrance qu’elle soit au cœur de la famille, qu’elle soit sexuelle, physique, psychique, qu’elle soit à l’école ou dans le monde…. Elle est là ! Est-ce une fatalité ? Non, mais pour lutter contre elle, pour déclencher d’autres moyens de communication, pour installer des relations pacifistes et non violentes, faudrait-il encore en parler, mettre des mots sur cette violence, donner à l’enfant, dès le plus jeune âge un autre regard sur cette violence ravageuse…

En parlant de la femme battue par l’intermédiaire de sa fille, Les trois auteurs ont donné les moyens d’aborder cette question avec des enfants de primaire, à l’école ou à la maison, et cela me semble une initiative prometteuse surtout si tous ceux qui sont concernés de près ou de loin, mettent cet album dans les mains de ceux qui pourront ainsi dire ce qu’ils vivent, ressentent… Parler ne règle pas tout, certes, mais c’est souvent un début de guérison pour les êtres meurtris… La femme battue, ses enfants, ses proches, ses amies… Tous ceux qui s’enferment dans le silence…

Je peux comprendre que cet album ne tentera pas tout le monde pour une lecture estivale que l’on souhaiterait plus douce, plus paisible, plus poétique. Heureusement, le talent de Didier Jean et Zad fait le reste et les pastels de Zad sauront vous faire rêver, même si vous n’aimez pas les artichauts, ce qui est d’ailleurs le cas de la petite fille… Moi, par contre, j’adore les artichauts, c’est la vie !

Les artichauts de Momo Géraud, Didier Jean et Zad, un album soutenu par de nombreux organismes, institutions et associations, aux éditions Utopique (ex 2 vives voix).

http://www.vivre-a-chalon.com/lire_L_ete-c_est-fait-pour-lire-et-digerer-_Les-artichauts_,2303c6c0c4903be410c8d3e3e66c5ddd2126daca.html

Michel Bonnet  (21/08/2015)



AXELLE magazine

n°177 - mars 2015

D'après un récent rapport de l'Organisation mondiale de la santé, une femme sur trois a déjà été victime de violences conjugales dans le monde. Ce qui signifie également - et on ne le souligne peut-être pas assez - que des millions d'enfants en sont témoins, mais aussi victimes de façon directe ou indirecte. Pour aborder cette problématique et briser la loi du silence, la maison d'édition 2 Vives Voix (aujourd'hui rebaptisée Utopique) a publié un album d'une rare justesse qui, malgré la gravité du sujet, offre une belle place à l'espoir. Tandis que la jeune narratrice fait ses devoirs en compagnie de sa maman, elle redoute déjà le retour de son père, car ce soir il y a des artichauts au menu, un plat qu'il n'aime pas beaucoup. Dès qu'il s'installe à table, l'ambiance devient électrique; très vite, il en arrive aux mots, puis aux mains pour imposer sa domination. Pendant ce temps, la fillette se bouche les oreilles, ferme les yeux. Son esprit s'évade afin d'évoquer les différentes personnes sur lesquelles elle peut compter, les rêves qu'elle voudrait réaliser à l'âge adulte... Un livre précieux, salutaire, qui se termine par un volet pratique définissant les violences conjugales et mentionnant quelques liens internet ou personnes-ressources (en France). (...)

S.D.


REVUE EN LIGNE ENFANCE MAJUSCULE
15 décembre 2014

Cet album est un ouvrage rare qui aborde une question difficile, celle des violences conjugales, vues par le regard d’une fillette.? Dans cette histoire, la mère a préparé des artichauts pour le diner et la fillette sait que son père les déteste et que la situation va dégénérer.? C’est un beau texte, les illustrations sont stylisées, lorsque la fillette regarde les artichauts du coin de l’œil les artichauts posés sur la table, ils sont plus gros que sa tête ; au moment où les parents vont s’affronter physiquement, il y a juste deux ombres géantes qui se dressent au- dessus de la minuscule fillette qui s’enfonce sur sa chaise. Nous suivons les pensées de la fillette qui reconnait et anticipe toutes les étapes du conflit, les bruits (celui de la bouteille, du canif qu’on ferme), elle voudrait bien que sa mère ne réplique pas ; elle s’évade en pensée auprès de tous les recours qui peuvent être les siens, sa grand-mère, son grand frère, sa grande sœur?Cet album est conçu comme un outil pour aider à parler avec l’enfant de la violence conjugale, c’est un espace de projection comme le dit le Docteur Coutanceau à la fin de l’histoire.?Les deux dernières pages évoquent le mécanisme : loi du plus fort et loi du silence et fournit des pistes pour savoir à qui parler, numéros verts : enfance en danger et violences conjugales, mais aussi une liste de personnes ressources, d’associations, voire la police et la gendarmerie.?C’est un beau et bon support.

Liliane Chalon

http://enfance-majuscule.fr/spip.php?article133l'


IBBY
n° 115 - mai / juin 2014 

Des pas cognent dans l'escalier, une clé qui n'arrive pas à trouver la serrure... et tout se met à changer pour la petite fille et sa maman, assises à la table de la cuisine. L'enfant sait que les artichauts ne sont pas le bon choix car son père ne les aime pas. Intérieurement, elle supplie sa maman de ne pas répondre aux provocations paternelles. La petite fille essaie de s'évader en se remémorant des événements heureux ou en se projetant dans un avenir plus lumineux. Mais la tension est de plus en plus palpable entre les parents, les cris, les coups finissent par tout envahir. Et pourtant, l'enfant garde l'espoir qu'un jour, sa vie sera belle.
Album thématique sur les violences conjugales (les dernières pages de l'album donnent des informations documentaires sur celles-ci mais aussi sur leurs répercussions sur les enfants qui les vivent au quotidien).
L'album, tant au niveau du texte que des illustrations, alterne entre des moments d'une rare intensité dramatique et des moments plus légers où malgré tout, la petite fille garde espoir et se projette dans l'avenir en voyant celui-ci sous de meilleurs hospices.
À partir de 7 ans en lecture accompagnée.
NJ


LIRE POUR LE PLAISIR
CRDP AMIENS

15 mai 2014

http://crdp.ac-amiens.fr/cddpoise/blog_petits_lecteurs/ 

Voici un ouvrage sorti récemment qui aborde la question des femmes battues, un phénomène devenu Grande cause nationale depuis 2010.
C’est par le biais d’un récit centré autour des pensées de  la jeune Jeanne (qui est la narratrice) que l’on entre dans le récit. Sa mère subit des violences conjugales, on ne sait d’ailleurs si son compagnon est le père ou le beau-père de  Jeanne. La petite fille appréhende les sujets qui seront prétexte à dispute et la perspective d’artichauts au dîner lui fait craindre le pire, car ce légume n’est pas aimé par cet homme. La violence est ici suggérée mais elle n’est pas dessinée dans la phase ultime où il s’agit de lever la main sur l’autre. Il est montré également un moment de tendresse réciproque entre les deux conjoints. Jeanne cherche à s'évader en se projetant dans sa vie possible d’adulte. Les illustrations sont faites au pastel associé à la gouache, ce qui donne des couleurs resplendissantes et une transparence aux sentiments des protagonistes. Il  serait bon d’introduire l’expression "cœur d’artichaut" qui désigne en particulier quelqu’un qui verse des larmes très souvent, et de lier l’image des larmes à celle des feuilles du légume en question.


LA SÉLECTION du PETIT DÉVOREUR 2013

Conseil général de la Sarthe 

Un sujet ô combien difficile et délicat. "Les artichauts" alterne les points de vue : d'un côté, un versant sombre avec les cris et les disputes des parents et de l'autre les aspirations de Jeanne qui voudrait tant que ça s'arrête, et s'évade en pensant à ce qu'elle fera plus tard ou simplement au dimanche ensoleillé chez sa tante. 

L'histoire se termine heureusement sur une note d'espoir. Un album qui peut aider à alerter, sensibiliser ou libérer la parole. A la fin du livre, on trouve un dossier explicatif comprenant différents contacts d'associations ou de médecins.


ENCRES VAGABONDES
28 Octobre 2013

Cet album évoque le délicat problème de la violence conjugale. Le père n'aime pas les artichauts, ce qui est l'origine du énième conflit avec la mère. La fillette s'échappe comme elle peut de ces crises face auxquelles elle est impuissante. Le rêve ne la préserve pas mais lui permet de garder espoir en son avenir. (...) Un texte du Dr Roland Coutanceau termine l'album pour expliquer l'importance de la parole avec les enfants témoins de ces scènes de violence. Il montre bien en quoi ces albums sur des thèmes douloureux peuvent permettre à l'enfant d'être accompagné dans son cheminement pour surmonter la situation. (...)
Brigitte AUBONNET

Pour lire l'intégralité de l'article, rendez-vous sur http://www.encres-vagabondes.com/magazine2/bisous_de_famille.htm


NANTES Livres Jeunes
Mars 2013 

(...) La couverture de ce livre attire le regard. Les couleurs sont douces, mais on sent comme une tension, de la peur dans le regard de la petite fille, qui porte cette assiette d'artichauts. On se doute qu'il y a quelque chose qui cloche. 
Derrière les cris et les gestes violents des parents, il y a l'évasion ou, au moins, la tentative d'évasion, par son imagination, de la petite fille. Elle pense à ses vacances, au week-end prochain. Dans les illustrations comme dans le texte, on sent une envie, un besoin de se détacher de ce qui l'entoure. 
Ce livre est une invitation au dialogue, au sujet des violences conjugales, mais surtout au sujet de la place de l'enfant au milieu de parents qui se disputent violemment. Quel peut être son ressenti ? Les illustrations sont suggestives, le texte est clair sans en dire trop. La discussion peut s'ouvrir simplement, sans préjugé entre un adulte et un jeune lecteur.

Appréciation : Très bon livre

Cécile PFLIEGER


CIDFF INFOS
Mars 2013 - N° 156 - Chronique Livres du mois

(...) Envisageant, chose rarissime, les violences au sein du couple du point de vue de l'enfant, cet ouvrage permet d'ouvrir avec les enfants une réflexion et un débat sur le sujet. L'ouvrage présente en fin une liste des associations et services à contacter œuvrant dans le champ de la lutte contre les violences.


LI&JE 
Mai 2013

http://iufm.univ-lyon1.fr/lietje/?s=les+artichauts&submit=Recherche

Quand la littérature est utile
Combien de fois a-t-on pu entendre que la littérature « ça sert à rien » ? Cet album sert. Aux enfants témoins de violences conjugales mais aussi aux autres. En effet, l’identification est immédiate à la souffrance rentrée, tue mais tellement visible d’une petite fille tout ce qu’il y a de plus « normale » : elle aime faire ses devoirs sur la table de la cuisine avec sa maman, est forte en français mais en difficultés en maths, mange ses artichauts jusqu’à profiter du coeur, une fois débarrassé de sa barbe, attend impatiemment la visite de son grand frère et la fête du village dimanche, pour laquelle elle portera sa belle robe blanche et le gilet cadeau de sa tante. Oui mais chez elle, le soir, quand il rentre pour le repas, la tension est palpable, tout change dans la maison. La fillette guette l’orage, le craint, le redoute puis s’en protège en se bouchant les oreilles comme s’il s’agissait d’une question de vie ou de mort. De survie. Elle s’évade dans ses rêves d’avenir. La résilience est en marche.
Les illustrations de cet album tout en retenue et en émotion ajoutent au sentiment de mal être ressenti dans un premier temps : comment le lecteur, impuissant, peut-il supporter d’être le témoin de cette atroce intimité ? Heureusement, la postface, rédigée par le docteur Roland Coutanceau, spécialiste de la question, vient à son aide : moi, lecteur, je peux comprendre et aider, téléphoner, parler. Ouf !

A lire ces mots, vous pourriez penser que ce bel album grand format au titre aussi anodin que la vie apparente de son héroïne est très didactique, au sens négatif du terme, quand le message surpasse la littérarité de l’oeuvre mais il n’en est rien. Pourquoi ? Parce que les concepteurs de ce petit bijou de sensibilité et de pudeur suggèrent et n’assènent pas de jugement. Parce que tous les enfants et adultes qui ont vécu un tant soit peu de traumatismes de ce type s’y retrouvent mais les autres aussi. Parce que les mots ne sont pas des coups de poings mais bien au contraire des bribes d’idées, de pensées, à attraper au vol. Si on veut. Si on peut.
Il est peu de livres qui sont des rencontres et tous les créateurs ne sont pas en mesure de toucher le lecteur au plus profond de ses sentiments, au plus profond de son humanité. Les Artichauts en fait partie. Merci.
Par Sophie GENIN


LE PETIT JOURNAL 
Mars 2013

http://www.lepetitjournal.com/international/france-monde/mag/144448-enfance-le-corps-et-l-esprit

Et on finit la sélection du mois avec un album grave, abordant un sujet rarement traité dans la littérature jeunesse : la violence conjugale et le ressenti de l’enfant. C’est à travers les yeux de la jeune Jeanne que nous est racontée l’histoire douloureuse de cette famille. Ce père qu’elle et sa mère craignent, les repas plombés par l’appréhension, les silences et les longueurs qui disent bien plus que des mots… Les mots du récit de Jeanne sont d’ailleurs d’une grande justesse et d’une grande humanité. Tout en douceur, elle décrit à la fois les gestes brusques de son père, la tristesse de sa mère, son envie de fuir, et pourtant des anecdotes heureuses qui l’aident à sortir de ce quotidien difficile et qui font partie de sa vie – elle aime faire les devoirs dans la cuisine ; elle se souvient de cet été avec ses cousins ; la fête du village qui se profile ; son avenir dans une belle maison calme et gaie… Et l’histoire oscille entre apparences heureuses et réalité douloureuse. A la fin de l’ouvrage, une explication et une analyse de la violence conjugale, ainsi que des numéros d’appels anonymes, aideront peut-être des enfants à sortir de ce cauchemar… 

Claire Lelong-Le Hoang


LE LIVRE ET L'ÉCOUTE 
MARS 2013

Ce livre est un témoignage sur la violence conjugale et la place de l'enfant, parfois victime, parfois témoin.
Jeanne a peur de la réaction de son père. Il n'aime pas les artichauts.Va-t'il se mettre en colère, être violent. Jeanne a peur et s'évade par la pensée.
Elle pense à sa grand-mère, va à la fête, rêve du futur ...
Cet album aux images pleines de vie, donne envie de partager cette souffrance et d'engager le dialogue.
C'est un outil très précieux pour l'école, le médecin, les éducateurs...

A lire très attentivement ! Avis : Indispensable

Christèle MAILLE


MAIF MAGAZINE 
juillet 2012

Les violences conjugales sont rarement évoquées dans la littérature jeunesse. Elles ont pourtant de graves conséquences sur les enfants qui en sont témoins. Ce texte, sans parti pris, est l'occasion pour l'enfant de penser l'impensable et d'entrevoir qu'il existe un "après". 

À partir de 7 ans.


L'INFIRMIÈRE LIBÉRALE MAGAZINE
Janvier 2013

La violence domestique, un sujet pas si souvent abordé pour les plus jeunes. Les Artichauts, (à partir de 7 ans), c'est un très beau récit à hauteur d'enfant, fidèlement servi par des images qui suggèrent beaucoup pour lancer le dialogue. Il rappelle aussi utilement les contacts (le 119 notamment) pour trouver à qui en parler, mais apporte aussi un message d'espoir pour que la vie redevienne aussi belle en vrai que dans ses rêves.

chronique tenue par Candice Moors et Christine Fontaine


NOUS VOULONS LIRE ! 
N° 194  (Décembre 2012 - Janvier 2013)

Sous cette couverture et ce titre anodins se cache un album très émouvant, un de ces "livres qui soignent". Si on y prend garde, la fillette trop sérieuse a les yeux inquiets. C'est que le plat d'artichauts est le prétexte d'une scène de violence conjugale dont la fillette est malheureusement le témoin coutumier. Point de vue de l'enfant. L'angoisse et le désir d'échapper au réel par des rêves au conditionnel, "je pourrais" ou au futur, "un jour, ce sera". Tout est juste et les dessins à la fois pudiques et fermes disent la force de tenir. A la fin, un texte du docteur Coutanceau sur les violences conjugales et une liste de contacts utiles aux victimes. 

C. CS.


CITROUILLE N° 63  
Décembre 2012

(Cet album) nous présente la petite Jeanne, qui chaque soir, au moment du repas, redoute l'inévitable dispute qui se transformera en coups. C'est au travers de son regard que le lecteur perçoit la tension qui monte, la menace qui gronde, la violence qui s'abat sur ce banal repas de famille. Pour supporter, Jeanne s'évade et se rêve une vie meilleure, loin des cris et des coups. L'album est complété par une post-face du docteur Coutanceau et une page documentaire.

Ariane Tapinos (Librairie Comptines)


L'ECHO 
21 Novembre 2012

Les violences conjugales expliquées aux enfants 

Samedi dernier, l’écrivain Momo Géraud et l’illustratrice Zad ont présenté leur ouvrage jeunesse «Les artichauts» à la médiathèque Eric-Rohmer à Tulle.Jeanne est inquiète. C’est l’heure du repas et ce soir on mange des artichauts. Cela va sûrement faire des histoires mais il ne vaut mieux rien dire. La petite fille se tait, s’installe sagement à gauche de sa mère comme d’habitude et attend que son père arrive. Peut-être qu’il ne se passera rien...Publié aux éditions 2 Vives Voix, dans la collection «Bisous de famille», «Les artichauts» traite d’un sujet délicat : les violences conjugales et leurs conséquences sur les enfants. Le récit retrace avec une grande justesse les émotions et la peur d’une petite fille confrontée à ce drame. «Je l’ai écrit à la première personne pour permettre au jeune lecteur de s’identifier au personnage», précise l’auteur, Momo Géraud. Au fil des pages, la tension est palpable. Les illustrations de Didier Jean et Zad accentuent l’authenticité de chaque mot. Mais la vie de Jeanne est faite de petits bonheurs. Pour oublier sa souffrance, la fillette se souvient des instants heureux passés avec sa grand-mère. «On se devait de terminer sur une touche d’espoir», explique l’écrivain. «Le message que je veux faire passer aux enfants est que les solutions se trouvent en eux et dans le futur qu’ils vont construire. Demain peut être meilleur qu’aujourd’hui. La vie est faite d’ombre et de lumière pour les petits comme pour les adultes».


CORREZE MAGAZINE 
n° 104 Novembre 2012

Entre peur et espoir

C'est l'histoire d'une petite fille qui coupe son cœur d'artichaut en huit morceaux. Huit bouts de cœur pour sa mère, son frère, sa sœur, sa mamie, ses cousins... Il n'y en a pas pour son père. Lui, les artichauts, il aime pas ça. Ou alors ce n'est qu'un prétexte. Un prétexte pour imposer la peur dans ce qui devrait être un havre de paix; cette peur qu'il faut subir et combattre. Ou esquiver. La petite fille se coupe du monde réel et s'évade en songeant aux bons moments à venir. Elle se projette dans son futur d'adulte. Nécessairement heureux. 
Œuvre pédagogique poignante, le livre a bénéficié du concours de professionnels du droit des femmes et de l'aide aux victimes des violences conjugales. Il a pour vocation de montrer la souffrance ressentie par l'enfant face à la violence exercée par les adultes et aussi de l'inciter à prendre la parole, à faire part de sa situation...La force du texte de Momo Géraud, simple, dur comme la peur, et doux comme l'espoir d'une fillette, est accentuée par l'atmosphère de Didier Jean et Zad. Leurs dessins installent une menace sourde dans des décors colorés et épurés. Mais l'avenir sera beau...


LES CAHIERS DE LA PUÉRICULTRICE
Octobre 2012

Les Artichauts est un ouvrage audacieux. Il aborde un sujet rarement partagé dans la littérature infantile : les violences conjugales et leurs conséquences pour les enfants.
Une histoire authentique, la "vraie vie", est contée à travers le regard de Jeanne avec pudeur, sans mièvrerie et à hauteur d'enfant. Cet album, au format bande dessinée, est illustré avec justesse, le sujet est abordé sans complaisance mais avec une délicatesse qui permet une narration facile pour des enfants à partir de 4-5 ans et en manipulation libre dès 7 ans.
L'objectivité du texte ne malmène pas les protagonistes et il n' y a pas de parti pris. À la fin de l'album, pour ceux qui le souhaitent, quelques informations sur les violences conjugales permettent d'aller plus loin sur ce thème et de disposer de liens vers les professionnels ou associations dédiés. Ainsi, quelle que soit la situation vécue et subie par l'enfant, l'essentiel est d'en parler pour ne pas la garder sous silence. Cet album est un magnifique ouvrage pour aborder cet thème.

Franck EVRARD
Pour en savoir plus : http://www.em-consulte.com/revue/CAHPUE/presentation/cahiers-de-la-puericultrice


LA MARE AUX MOTS
Novembre 2012

http://lamareauxmots.com/blog/la-vie-nest-pas-toujours-facile/

(...) un album pour enfants très émouvant. Momo Géraud y aborde un sujet délicat : les violences conjugales, et particulièrement leurs conséquences pour les enfants. Grâce à un récit à la première personne, on vit la soirée ordinaire d’une petite fille qui craint tous les jours pour sa mère. Elle nous raconte chaque petit détail du repas familial, puis les éclats de voix, le poing sur la table, et enfin, l’explosion. Le temps semble suspendu, figé, à l’image de cette enfant, prostrée, qui observe le trajet de la vinaigrette dans son assiette pour occuper son esprit et attendre la sentence… Puis, quant vraiment l’orage est trop fort, elle s’échappe. Elle s’évade dans des rêves de vie plus sereine, plus douce, où elle aura sa propre maison, sa propre famille, et de l’amour pour elle et ses enfants.
Le texte, constitué de phrases courtes directement issues des pensées de l’enfant est vraiment prenant. On sent le malaise s’immiscer, la peur monter, et l’esprit s’échapper avec la dispute et les coups en fond sonore. En plus, les grandes illustrations de Didier Jean et Zad sont fortes également : très suggestives, elles ne montrent pas tout (on ne voit par exemple jamais le visage du père), mais en disent suffisamment pour compléter le texte. L’histoire est suivie d’une postface du Dr Roland Coutanceau, d’un texte qui permet d’identifier les différents types de violences, et des contacts utiles pour les victimes, à la fois adultes et enfants, qui même sans être eux-même violentés, peuvent profondément souffrir de ces situations.


LIRE AUX ÉCLATS - COMITÉ DE LECTURE 2012 
Coup de cœur d'octobre 2012

C’est le soir. La maison est calme. Rentre le père. C’est le dîner.  Puis, comme d’habitude, le père bat la mère. L’enfant s’évade sans bouger…Raconté par la petite fille, le livre met en scène avec tact, force et vérité, la violence conjugale qui blesse tous les membres de la famille. Un dossier bien étayé complète l’histoire. Le grand format donne de l’espace aux illustrations où domine le vert vif de l’espoir.


LA MONTAGNE 
21 Novembre 2012

Succès samedi, à la Médiathèque, où une centaine de personnes ont assisté, enthousiastes, à une présentation et une conférence autour de l'album Les Artichauts. L'occasion de mettre en perspective cet ouvrage parlant des violences conjugales, avec le travail d'Eric Trappeniers, psychothérapeute.

"Il est certain que ce type d'ouvrage sensibilise les parents et les enfants à la violence conjugale", s'est enthousiasmé le psychothérapeute du couple et de la famille, Eric Trappeniers à propos de l'album les Artichauts, écrit par Momo Géraud, et illustré par Zad et Didier Jean, des éditions 2 Vives Voix.

"Il n'existait que très peu d'ouvrages destinés à la jeunesse sur ce sujet difficile", confie Momo Géraud, à l'origine du projet. 

Texte ciselé et sensible, éclairé par des illustrations aux traits pertinents et aux couleurs expressives... Cet ouvrage rappelle qu'après l'ombre vient la lumière et que demain peut être meilleur qu'aujourd'hui. (...) 

Mais ce qui rend ce livre très intéressant pour le psychothérapeute, c'est qu'"à travers le regard, la parole et les émotions d'une petite fille, il fait prendre conscience à l'enfant victime qu'il peut réfléchir à sa situation et se projeter dans un avenir". A l'instar de la préface du docteur Roland Coutanceau, Eric Trappeniers voit dans cet album "un espace de projection pour permettre l'expression. Cet ouvrage peut être considéré comme un potentiel outil pédagogique, voire de résilience pour les victimes de violences conjugales".

Julien Trapinaud


RCF  
lundi 13 septembre 2012

INTERVIEW de Momo GÉRAUD par Martine de VENDEUVRE


CRITIQUES LIBRES 
Décembre 2012

http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/34230

Sécher ses larmes à défaut de pouvoir sécher celles de sa mère

Voilà un album qui, par le fait qu’il s’agit d’un titre pour les enfants d’école primaire abordant le sujet des femmes battues, mérite d’être signalé. Didier Jean et Zad ont fondé en 2010 leur maison d’édition 2Vives voix et c’est avec une autre Corrézienne qu’ils signent ce titre. Le sujet est traité avec pudeur, mais le contenu du texte et les illustrations rendent au mieux les pensées possibles d’une jeune enfant Jeanne qui voit sa mère frappée par un homme (dont on ne sait s’il est son géniteur ou le nouveau compagnon de sa mère). Jeanne ne fait pas que craindre les disputes, elle relève aussi les moments de tendresse réciproque entre les deux adultes. (...)
Au sujet des magnifiques illustrations, on citera ce qu’en dit Zad elle-même : « Je travaille essentiellement au pastel associé à la gouache. Cette technique mixte me permet de mêler une gestuelle vivante, des couleurs fortes et une transparence qui évoquent la fragilité de l’être humain, ses sentiments et ses mouvements si éphémères... Par opposition au pastel, médium délicat, que j’aime manipuler pour sa sensualité et sa fragilité, j’applique la gouache en à-plats fermes et sans retenue. La gouache, griffée, frottée, semée d’empreintes, amène cette texture granuleuse qui enrichit le pastel de volumes et de matières. J'utilise également l'acrylique sur bois, sur carton, sur papier froissé ou sur toile ».
Les pages documentaires sont à destination des adultes, ce livre a reçu l’appui de divers organismes dont la MGEN et la MAIF dont les adhérents sont des enseignants.

Jules ROMANS

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